samedi 18 mai 2013

Quand le moindre détail d'un acte de sépulture fait avancer le "schmilblick"...


Les familles issues de la région de Trélon/Anor/Momignies et venues s'installer à Luttange après 1687 sont nombreuses. Pour certaines, la correspondance entre les informations des actes de la région d'origine et de la région d'installation est peu évidente. Pourtant, certains détail permettent de débloquer certaines situations.
 
Jacques DEFLORENNE (mon sosa 804) est marié à Marie LECOQ (ou COHET, selon les actes). Il est manoeuvre à Vinsberg mais originaire de la paroisse de Momignies (Belgique actuellement). Je n’avais jusque là par retrouvé d’informations sur ce couple dans les registres paroissiaux de la région de Trélon/Momignies, jusqu’à ce qu’une découverte dans les registres paroissiaux de Luttange relance mes recherches.

Un détail sur un acte oublié

J’ai entreprise depuis quelques semaines de (re)-dépouiller, et de façon systématique, les registres en lignes de la paroisse de Luttange. Pourquoi re-dépouiller ? Tout simplement parce que j’avais déjà fait l’exercice il y a plusieurs, mais je m’étais rendu compte que j’avais oublié un certain nombre de détails qui peuvent parfois s’avérer essentiels pour les recherches (origine du parrain, liens de parentés…).

Dans les registres de 1710-1730 (9NUM/431ED1E2), je retrouve l’acte de sépulture d’une certaine Marie BACHELARD, habitante de Weinsberg. Dans les dernières lignes de l’acte, il est dit que Jacque DEFLOREIN, son gendre est témoin. 

La signature de ce Jacq DEFLOREIN concorde en tout point à la celle de mon aïeul. Je fais donc l’hypothèse que Marie BACHELARD est la mère de la femme de Jacques DEFLORENNE : Marie LECOQ.

Je reprends à ce moment toutes les informations que j’ai sur elle :

  • Elle serait née vers 1662 (elle est âgée d’environ 56 ans  à son décès en 1718
  • Son nom est COHET ou LECOQ
  • Sa mère serait Marie BACHELARD.


 Les actes de Momignies

Les DEFLORENNE étant originaires de la paroisse de Momignies, je décide de reprendre l’index des baptêmes des registres de cette paroisse, qui sont en ligne sur le site des Archives d’Etat de la Belgique (Momignies – Paroisse de Saint-Amand).

Je ne trouve rien à la lettre C. La lettre L m’apportera plus d’informations à la vue 84.

Pas de LECOQ mais des LECOHIER (un mélange de LECOQ et COHET…). Parmi eux, un couple retient mon attention : Jean LECOHIER et Marie BACHELART. Trois enfants sont cités dans l’index :

  • Catherine LECOHIER, baptisée le 5 février 1658,
  • Marie LECOHIER, baptisée le 10 août 1661,
  • Nicolas LECOHIER, baptisé le 25 mars 1664.

Archives de l'Etat à Mons - 9999/998 - 0699_000_01032_000_A_0001- Extrait table des baptêmes de Momignies


Bon. Je n’ai aucune certitude, mais tout semble concorder pour dire que Marie LECOHIER, née en 1661 est mon aïeule, et la femme de Jacques DEFLORENNE. Le tableau de concordance ci-dessous permet de comparer les données :


Données de départ
(Registres paroissiaux de Luttange)
Données retrouvées
(Registres paroissiaux de Momignies)
DONNEES CONSOLIDEES
NOM
Marie LECOQ ou COHET
Marie LECOHIER
Marie LECOHIER (ou COHET)
Naissance/Baptême
Vers 1662
10/08/1661
10/08/1661
Décès
1718
/
1718
Père         
?
Jean LECOHIER
Jean LECOHIER
Mère
Marie BACHELARD
Marie BACHELART
Marie BACHELART
Conjoint
Jacques DEFLORENNE
/
Jacques DEFLORENNE


Petit bilan


Toute information est bonne à prendre dans un registre, et le moindre indice peut nous aider à débloquer une recherche. Pour ma part, cette dernière ligne de l’acte de sépulture de Marie BACHELART m’a permis (avec toujours une petite incertitude) de retrouver la trace de ma branche « DEFLORENNE/COHET » jusqu’à Momignies, leur village d’origine, et ainsi de repousser cette branche d’une génération.

6 commentaires:

  1. Ça me fait beaucoup penser aux lignes de vie, qui permettent de recouper les informations. Beau travail de détective !

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    1. Merci Elodée,
      Oui effectivement, j'aurais pu faire également une ligne de vie pour recouper les informations. J'ai en ai fait l'usage hier pour démêler les évènements de 2 personnes homonymes appelées Jeanne Margué. Au final, je me suis rendu compte qu'elles étaient 3!
      A bientôt

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  2. Je crois qu'on a tous fait cette "erreur" au début de nos recherches, de ne pas TOUT noter !Comme tu le dis, les parrains/marraines, les témoins, les liens de parenté précisés dans un acte tout cela peut servir à débloquer la situation, et c'est toujours une grande satisfaction ! Bravo à toi.

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    1. Merci Odile.
      J'aime beaucoup la généalogie pour cela! Démêler les informations, trouver des indices, faire des hypothèses...
      L'écriture ou la forme des signatures peut également nous renseigner sur l'identité d'une personne (et différencier plusieurs homonymes!).
      Bonne journée

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  3. Émettre des hypothèses, croiser des informations... et les pièces du puzzle se mettent en place petit à petit. Ce travail de détective est passionnant et il contribue largement, selon moi, à l'intérêt de la généalogie. Merci d'avoir partagé de résultat et bravo pour l'esprit de déduction !

    Ça me conforte dans l'idée qu'il faudrait que je reprenne mes dépouillements, faits un peu vite à cause de l'impatience de construire les branches de mon arbre, pour relever maintenant tous les témoins et parrains/marraines...

    venarbol (http://www.venarbol.net)

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  4. Merci pour le commentaire et les encouragements Venarbol,
    Je suis tout à fait d'accord, c'est pour moi l'intérêt de la généalogie!
    C'est vrai qu'au départ, on néglige souvent les témoins, parrains/marraines et autres détails des actes. Pourtant, ils nous permettent également de comprendre les relations et les liens entretenus entre différentes familles, amis et proches.
    A bientôt

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